Lettre du maire mars 2018: erreurs et omissions (suite)

Encore une omission: unanimité du conseil municipal?

Préambule – E. Dumoulin ne peut se prévaloir de l’opinion des Catoviens, qu’il n’a jamais demandée, mais il se targue d’avoir l’unanimité du conseil municipal sur le principe du regroupement des services. Il oublie de dire que le 21 juin dernier un groupe de l’opposition (3 conseillers d’opposition) a voté contre l’achat du bâtiment Colas

Economie d’échelle? non, c’est une erreur

Alinea 1 – G. Fournier a fait la même erreur en 2017. Nous l’avons signalé dans notre tract de novembre 2017. L’économie d’échelle est possible quand l’augmentation des volumes vient amortir l’impact des coûts fixes. Dans le cas du transfert vers l’espace Lumière, on opère à périmètre constant: même surface de bureaux, même nombre d’employés etc…
Nous parlons bien d’économie d’échelle, et non pas d’échelles comme il est indiqué dans la lettre du maire (alinea 1), car cette dernière économie (combien d’échelles?) serait plus propre à intéresser les seuls services techniques de la mairie.

Opération blanche, non, encore une erreur

erreur de comptabilité
tableau extrait de la lettre du maire

Un beau tableau comptable ne fait pas nécessairement une bonne comptabilité….
Alinea 4 – Le maire commet la même erreur que son prédécesseur, erreur déjà relevée par un conseiller de l’opposition lors d’une séance du conseil en 2016, à propos de la prétendue opération blanche que serait le projet Colas

Prétendre équilibrer la rénovation d’un bâtiment qui ne sera jamais dans le domaine public, puisqu’il est dans une copropriété, par la vente de patrimoine, ces villas faisant partie du domaine public , donc du patrimoine des  Catoviens, ne relève pas d’une appréciation comptable très orthodoxe.
Il serait intéressant d’ailleurs d’analyser comment ont été « équilibrés » les 14 M€ de patrimoine disparus, évoqués par E Loevenbruck dans sa tribune

On ne voit pas là la  rigueur budgétaire dont se prévaut le maire, loin s’en faut. Le portefeuille des catoviens au sens comptable en sera irrémédiablement affecté

Inflation extravagante des coûts de mise aux normes des 3 villas patrimoniales. Cela doit être une erreur (volontaire?).

Alinea 1- Le 15 décembre 2016 G. Fournier entame la séance de conseil en présentant son projet de regroupement des services en ajoutant « cela va nous permettre de ne pas dépenser des centaines de milliers d’Euros dans la rénovation des villas ».
Comme ce coût de rénovation était le premier argument mis en avant pour justifier le transfert vers l’espace Lumière, on peut légitimement penser que G Fournier n’avait pas sous-estimé ce montant.

Curieusement ce coût de rénovation a subi une très forte augmentation dès le moment où l’ADREC a présenté un contre-projet qui conserve ces villas et à 2 fois moins cher que le projet de la mairie.
Fin 2017 ,on a entendu parler d’un coût de mise aux normes des villas de 1,3 M€.
Jusque à cette lettre du maire de mars 2018 Alinea 1 – où les coûts atteignent 2,8 M€ d’après une estimation du service technique.
Curieux!

Le regroupement affectera-t-il l’ensemble du personnel?

La réponse est non.Le maire a oublié, dans sa lettre, de dire que seules 180 personnes seraient concernées sur un total de 600 fonctionnaires municipaux (il l’a dit le 12 février dernier en réunion publique). Ce sont seulement les sites regroupés autour de l’actuel hôtel de ville et ceux de la police municipale et de l’éducation qui seront hébergés rue des Beaunes.

Les Catoviens ont-ils été invités à donner leur avis sur ce projet?

A aucun moment. Le maire actuel, encore moins que son prédécesseur, aucun n’a reçu de mandat pour les 2 opérations importantes que sont le regroupement des services et la délocalisation de l’hôtel de ville

Une miette de concertation

Alinea 6 – Si on doutait que la concertation entre le maire et les Catoviens était en miettes, en voici une preuve supplémentaire.
Le maire nous offre, solennellement,  une miette de concertation, sous forme d’une « grande consultation lancée auprès de l’ensemble des Catoviens », « via une plateforme participative dédiée » pour appuyer la réflexion d’un groupe de travail transversal.
Les Catoviens sont certainement très flattés d’apprendre qu’ils vont pouvoir influer sur des choix importants comme, peut-être,….. la forme des poignées de portes….?

Lettre du maire mars 2018: dérapage des coûts à l’Espace Lumière

Encore un dérapage des coûts à l’Espace Lumière

Nous avons découvert, dans la lettre du maire du mois de mars, que la prévision de dépenses sur l’immeuble Colas à l’Espace lumière avait encore augmenté. Comme on peut le constater sur l’extrait ci-dessous du tableau financier de la lettre, le total des dépenses s’élèverait à 8 122 375€.
On est déjà bien loin de la prévision initiale de 6 900 000 € présentée au conseil municipal du 15 décembre 2016.

tableau dérapage des coûts
extrait du tableau-lettre du maire mars 2018

Nous devons apporter une rectification préliminaire importante à cette lettre

Le maire, dans l’intitulé de sa lettre ,ne parle que du regroupement des services municipaux, reprenant l’attitude très ambiguë de son prédécesseur qui oubliait toujours, dans sa communication à l’intention des Catoviens, de mentionner la délocalisation   de l’hôtel de ville . Cette dernière entre pourtant  pour une part non négligeable dans les coûts de l’opération de transfert vers l’espace Lumière.
Peut-on vraiment parler de rigueur de gestion budgétaire (quelques lignes  plus bas dans la lettre ) quand on escamote une des sources principales  de coût dans le projet?
(Nous reviendrons dans un prochain article sur cette ambiguîté, – fortuite ou volontaire?)
En attendant nous avons résolu de continuer à révéler les vraies intentions du maire, c’est-à-dire la délocalisation de l’hôtel de ville qui se réalisera en même temps que le regroupement des services.

Historique du dérapage des coûts


dérapage des coûts annoncés par la municipalité

Ce dérapage ne nous surprend pas, étant donné l’impréparation du projet, lancé sans aucune étude préliminaire.

Rappelons ici, le contre-projet de l’ADREC (article précédent) qui propose une réorganisation des services plus intéressante pour les Catoviens, pour moins de 3 M€, sans délocalisation de l’hôtel de ville et sans aucune perte de patrimoine .Ce projet pourrait prétendre à  bénéficier aussi de la subvention de 2,5 M€ du conseil départemental.