Modification de PLU N° 3 à Chatou: le grand désordre

Une impression de grand désordre

La comparaison entre les documents émis par la mairie dans le cadre de la modification n° 3 du PLU et les documents officiels (réglement et plan de zonage) met à jour d’importantes contradictions qui laissent, dans l’esprit du lecteur, l’ impression d’un désordre incompatible avec le sérieux qui entoure habituellement ce genre de modification

Premier constat: un grand désordre qui s’annonce, dans la copropriété Lumière, comme l’avait prévu l’ADREC

L’ADREC l’avait annoncé:
le fait de délocaliser l’hôtel de ville et tous les services administratifs dans une copropriété entraine de facto la perte de tous les privilèges liés à l’espace public, territoire habituel d’une mairie.
Sur un plan de zonage de PLU une mairie, ainsi que tout domaine public important, se trouve obligatoirement en zone UE.
Nous constatons, sur le plan de zonage M3PLU 422 de cette modification, que le bâtiment Colas est toujours en zone UT bien que propriété de la mairie

Projet de mairie de Chatou dans la copropriété Lumière don en zone UT

Cela montre clairement aux plus incrédules que la mairie n’a pas obtenu de la copropriété le droit de passer ce bâtiment en zone UE.

Cela montre clairement aussi que, à l’avenir, toute décision importante de la mairie, simple copropriétaire sans aucun droit particulier, sera soumise au consentement de la majorité des 32 autres copropriétaires.
On comprend alors pourquoi  le Conseil d’Etat proclame si nettement l’incompatibilité absolue entre domaine public (zone UE) et domaine privé (zone UT)


La modification n°3 concerne 3 quartiers

Quartier Mairie-Centre,
Quartier République
Quartier des Landes

Accès direct à la rubrique Quartier Mairie-Centre

Accès direct à la rubrique Quartier République

Accès direct à la rubrique Quartier des Landes

Accès direct à la rubrique Les 3 tracts de l’ADREC

Documents d’information de la mairie sur la modification n°3 du PLU

Les documents de la mairie en question sont d’une part le dépliant de 8 pages « Préservons l’art de vivre à Chatou »et d’autre part et une plaquette de 30 pages « Présentation des modifications n°3 du PLU »?
(Cliquer sur l’image pour lire le document)

 

Dépliant de 8 pages

Dépliant 8 pages de la mairie contenant des contradictions avec la documentation officielle du PLU

 

brochure de présentation par la mairie des modifications N*3 du PLU

Quartier Mairie-Centre.
Des informations contradictoires ou surprenantes concernant les alentours de la mairie

1) Square derrière la mairie, av E. Bousson

Il s’agit d’un square de 800m2, bordé de 11 arbres et équipé de jeux pour enfants très fréquentés.
Sur le dépliant 8 pages page 6 et 7, l’emplacement de ce square teinté en marron est accompagné de la légende: « parking créé »,
– On retrouve cette présentation sur un des grands panneaux, avenue Foch, devant la mairie.

square menacé derrière la mairie
square menacé
  • On retrouve la même plage colorée à la page 26 de la plaquette de présentation de 30 pages, avec la mention « projet de parking ».

    Par contre nous ne trouvons aucune trace de ce parking, ni dans le réglement de la modification du PLU, ni sur le plan de zonage.

Que faut-il comprendre?.

2) Droit à construire dans l’ilot administratif

Lors du conseil du 15 décembre 2015, Eric Dumoulin déclare: »je tiens tout de suite à préciser que cette vente (les 4 villas des services administratifs) se fait en l’état c’est-à-dire qu’il n’y aura aucune modification des droits à construire, ces bâtiments superbes garderont leur look actuel et passé, il y aura donc des appartements dedans, c’est donc une pure opération de réhabilitation, sans aucun droit à construire ou sans qu’aucune autre construction ne soit réalisée »
G Fournier déclare au Parisien, en mars 2017 que les villas seraient cédées  « sans aucun droit à construire ni modification de l’aspect extérieur« .
Dans le dépliant de 8 pages page 6 on lit: « Retouver l’esprit des lieux…….les arbres seront préservés, toute nouvelle construction étant proscrite »

C’est donc avec une grande surprise que nous trouvons dans la notice explicative du règlement du PLU page 44 un droit à construire à 4m!
« article UP 10: hauteur maximum des constructions dans le secteur UPm: instauration d’une hauteur limitée à 4m »
Que faut-il comprendre?.

3) Les villas ne sont pas toutes également protégées

Contrairement à ses voisines, pour on ne sait quelle raison, la villa du 3 E. Bousson (services financier et informatique), pourtant de belle facture, n’est pas protégée par le PLU 2006, toujours actuel.

villa non protégée par le PLU 2006

façade maison non-protégée
villa services financiers et administratifs

La mairie aurait pu réparer cette injustice et assurer une protection spécifique dans cette modification de PLU, elle ne l’a pas fait, ce qui nous parait très inquiétant pour l’avenir de cette villa, en dépit des promesses sur l’intégrité des villas tenue par G Fournier et E Dumoulin (promesses non contractuelles, malheureusement)

4) Un espace arboré pas réellement protégé

Dans la notice explicative du règlement, page 45, nous trouvons la mention: « ajout d’un espace vert à préserver (EVP) pour préserver le coeur d’ilot actuellement administratif ». Cette règle ne vaut rien quand elle n’est pas accompagnée d’une liste nominative des arbres à protéger.
En effet qu’est-ce qui empêchera un maitre d’oeuvre d’abattre tel ou tel arbre si celui-ci ne figure pas avec la précision suffisante sur un document de PLU?

espace vert à préserver pas très protégé
espace vert pas très protégé

5) Une halte-garderie menacée

Située au 16 rue Camille Périer, au-RDC d’une des villas promises à la vente, la halte-garderie le château des Poucets, passant de la zone UE à la zone UP ne sera plus protégée,( en dépit des promesses de la mairie (qui n’ont pas de valeur contractuelle dans le cadre du PLU)

halte-garderie chateau des poucets
halte-garderie chateau des poucets

6) Sur le plan de zonage, la zone UPm semble empiéter sérieusement  sur l’avenue E. Bousson

Débordement de la zone UPm sur l'av E. Bousson
extrait du plan de zonage

Est-ce une erreur du dessinateur du plan de zonage ou une extension du futur ex-ilot administratif?

7) Où est passé le petit square de E. Dumoulin?

Dans le dépliant de 8 pages on lit page 6: « Ce site agréable pourrait accueillir un square municipal, à l’angle de la rue Camille Périer et de la rue des Dix-Sept »
Ce propos est confirmé par le dessin de la page 11 dans la présentation de la modification n°3 que nous reproduisons ci-dessous

petit square proposé par E Dumoulin
petit square proposé par E Dumoulin

Ceci pour les documents de présentation de la mairie.

Voyons ce qu’en disent les documents officiels de la modification de PLU
La notice explicative du règlement du PLU
– page 4 « Action municipale sur les équipements publics. »réalisation d’un petit square »
– page 43 « La ville a donc lancé la réflexion sur le devenir de ce site patrimonial d’environ 3000 m2, … incluant d’autre part la réalisation d’un square qui serait idéalement situé entre l’Hôtel de Ville, la Poste et la crèche et la refonte du stationnement dans le quartier »
page 59 « un square public est envisagé sur une partie de l’ilot »
Le plan de zonage, lui, ne fait aucune allusion à ce square….

Une fois de plus nous  retrouvons une incohérence entre les documents présentés dans ce PLU implicant que ce square ne peut pas être pris en compte dans cette modification de PLU.
On pourra noter que la simultanéité des annonces traitant de la disparition du square derrière la mairie,de  la création d’un petit square et de la « refonte du stationnement dans le quartier n’est sans doute pas fortuite.

Retour au tout début de l’article:

Quartier République, le grand désordre continue

1) Bétonnage record

En 2016 G. Fournier ironisait sur la petite taille du quartier République qui se rebellait contre la modification n°2 du PLU: seulement 3% de la surface de Chatou.
En 2018 nous arrivons à un constat effarant: dans ce 3% de Chatou on va construire  70% des immeubles prévus à Chatou à court terme.
Nous avons fait le compte des 7 immeubles collectifs proches qui ont déjà reçu un permis de construire plus les 7 nouveaux immeubles projetés par la mairie (150 logements) en zone USr proposée dans cette modification de PLU (voir les 2 illustrations ci-dessous).
On peut constater aussi, sur l’ illustration ci-dessous, de quelle manière la future hypothétique mairie et ses services administratifs, enfermés dans l’immeuble Colas, vont se trouver
complètement englués dans un univers hyperbétonné et surpeuplé.
Est-ce là une situation emblèmatique pour représenter une ville qui, aux dires de E. Dumoulin, « doit rester une ville de jardins »?
Est ce là une manière exemplaire de préserver » l’art de vivre à Chatou? »(dépliant 8 pages, page 1)

confinement de l'hypothétique future mairie de Chatou dans la copropriété Lumière

2) Une déferlante de 1600 nouveaux habitants!

C’est le chiffre que nous avions calculé dès 2016 qui se voit confirmé.
En mai 2016, l’association locale Cormiers-Debussy lançait déjà un cri d’alarme révélant des difficultés de plus en plus grandes de stationnement et la crainte d’un dépassement de la capacité des écoles avoisinantes.

3) Logements sociaux l’exception République

Alors que dans l’ensemble de Chatou la règle est que tout immeuble collectif nouvellement construit comporte 30% de logements sociaux, dans le quartier République, cette proportion va passer à 54%!
L’illustration ci-dessus montre les causes de cette disparité.

 

4) Encore un élément de désordre dans cette modification de PLU

épannelage envisagé en zone USr mais non retenu dans le PLU
adaptation du document de la mairie « présentation des modifications n°3 du PLU pour une meilleure visibilité
L’épannelage: une bonne nouvelle pour les riverains?

Les habitants de la rue Paul Painlevé, rue à majorité de maisons individuelles, ont sans doute été satisfaits de constater à la page 4 de la notice de présentation de la modification n°3 de la mairie (consultable au début de cet article) la présence d’un schéma que nous reproduisons ci-dessus.

Bien que les indications y soient peu lisibles (nous avons agrandi les indications portées sur notre reproduction du schéma pour les rendres plus claires) elles montrent que la mairie a opté , pour la zone USr, le principe de l’épannelage.

l’épannelage, souvent utilisé en PLU, permet d’assurer une transition entre un immeuble de grande hauteur et une zone pavillonnaire voisine.
On peut constater que le schéma présente des immeubles dont la hauteur décroit de 16 m en bordure du boulevard de la République à 12 m en bordure des rues Paul Painlevé et Gal Leclerc.

Une bonne nouvelle malheureusement pas confirmée dans le règlement du PLU

Une fois de plus on retrouve le grand désordre qui règne sur cette modification du PLU: le règlement contredit le document de la mairie.
Dans le règlement on ne trouve nulle trace d’épannelage, Sur toute la zone USr Il y a un droit à construire à 16 m 

Pas de confirmation non plus des 1000 m2 de surface commerciale

 

Encore une fois la mairie refuse de s’engager dans une démarche volontariste de création de commerces.
En 2016 dans la modification n° 2 on avançait la création de 800 m2 de surfaces commerciales, sans grande conviction. On n’en n’a jamais vu le premier m2.
En 2018, surenchère: on passe à 1000 m2 dans la zone USr. On n’en verra jamais la couleur, les 1000 m2 sont passés aux oubliettes, dès le début de l’enquête puis qu’ils ne figurent pas dans le règlement.
Encore une de ces nombreuses contradictions qui émaillent cette modification de PLU.

 

4) Problème des écoles et des crèches

Les habitants du quartier ne sont pas du tout rassurés par les propos évasifs de la municipalité, entendus lors de la séance d’information du 9 avril 2018
Ils demandent une analyse sérieuse, chiffrée et publique, des besoins sur tout le parcours scolaire

5) Le grave problème du stationnement

On comprend l’angoisse quotidienne des Catoviens qui en revenant de leur travail ont toutes les difficultés à garer leur voiture.
En 2016, le commissaire-enquêteur de la modification de PLU n°1 pressait la mairie de » reprendre le décompte des places de stationnement du quartier en l’état, puis en l’état futur, et mettre en place les moyens de résoudre les déficits en la matière« .
A son habitude la mairie y a répondu par une étude, suivie d’une récupération annoncée de 40 places de stationnement mais mais en dehors du quartier République, à l’origine de la plainte.

 

5) Créations essentielles d’infrastructure: oubliées

Dans sa précipitation à construire toujours plus, la municipalité néglige de traiter les problèmes d’infrastructure au fur à mesure qu’ils apparaissent. Conséquence, la qualité de vie à Chatou s’en trouve  continuellement dégradée.
La notion d’« art de vivre à chatou » mise en avant par E.Dumoulin ne serait -elle déjà qu’un vieux souvenir?

 

la charrue avant les boeufs
à Chatou les constructions précèdent les infrastructures…

Retour au début de l’article:

Quartier des Landes: bétonnage toujours

Perte de vue sur la coulée verte

– 2016: ouverture visuelle

Modification de PLU N°2 de 2016
Au chapitre  Orientations d’Aménagement et de Programmation, »OAP n° 2 l’aménagement du quartier des Landes », on lit:
principe d’ouverture visuelle vers les coeurs d’ilot et discontinuité du bâti (système de « plots »).
Nous avons illustré ce principe d’ouverture visuelle sur le schéma ci-dessous.

Les passants sur la route du Vésinet et les habitants au nord
de la route peuvent ainsi avoir une vue sur la coulée verte.

une barre obstrue la vue depuis la route du vesinet

– 2018: fermeture visuelle par une barre de béton;-, 16m de haut et 70m de long

Modification de PLU N°3 de 2018
Nous constatons sur la Notice explicative, page 7, que les plots permettant l’ouverture visuelle sont remplacés par un seul bâtiment en équerre, présentant une façade continue sur les 80 mètres du terrain.

la promenade des Landes sera terminée par une barre qui en interdira la vue depuis le quartier de la Girafe
montage ADREC à partir de l’illustration de la brochure explicative de la mairie page 7

Est-ce là l’acroissement maîtrisé promis, l’opération immobilière de qualité?

Une portée symbolique importante

Pour les habitants du quartier de la Girafe, cette élévation brutale d’une barre séparative peut être ressentie comme une aggravation de leur isolement.

– Il nous parait que pour les habitants de Chatou la solution urbanistique la plus satisfaisante serait de laisser la coulée verte se dérouler juqu’à la route du Vésinet en la terminant par un petit square arboré. Cette fameuse coulée verte, on en parle depuis 20 ans; pourquoi la cacher entre des murs?

Est-ce là l’art de vivre à chatou vanté par la mairie?

 

Création de 8 villas à la place des tennis

 

La notice explicative de la mairie annonce, page7, un projet de 8 maisons sur l’emplacement des anciens tennis, à hauteur du 225 rue des Landes.

Actuellement ce terrain est classé en zone UE (équipement public).La logique voudrait que cette zone UE soit convertie en zone UV (maisons individuelles) puisque tel est le cas. Elle pourrait même être classée, avec son emprise à 20%, en zone UP (habitat individuel patrimonial). Veut-on créer une zone patrimoniale moderne en architecture contemporaine? Si loin du RER? peu probable.

8 villas qui étrangement ne sont pas en zone UV
montage ADREC à partir de l’illustration page 8 de la brochure explicative de la mairie

Bizarrement le classement de ce terrain, dans la modification de PLU n° 3, est en zone USf, nouvelle zone spécialement créée pour les besoins de la cause.

Qu’est-ce que une zone USf? : une variante de la zone US qui, dans le PLU de 2006 désigne une zone « structurante ».
En quoi une zone d’habitat individuel est-elle une zone structurante, c’est-à-dire qui modèle l’environnement du quartier (constitué en majorité d’immeubles collectifs)?  Mystère……

Nous remarquons:
que le terrain totalise 6000 m2, ce qui pour 8 maisons dégage 750 m2 par maison. L’emprise étant de 20% chaque construction bénéficie de 150 m2 au sol, soit sur les 3 niveaux permis un total de 450 m2
Donc il s’agit de 8 grosses villas.
De là à penser qu’un promoteur pourrait y loger 3 à 4 appartements par villa, donc un total de 24 à 32 logements, il n’y a qu’un pas. Ce qui justifierait le non-classement en zone UV!

Retour au début de l’article:

Les 3 tracts de l’ADREC

 

L’ADREC a élaboré un tract pour chaque quartier visé par la modification de PLU

Tract du Quartier Mairie-Centre

 

Tract le grand désordre


LE GRAND DÉSORDRE

Tract du Quartier République

 

tract quartier République :bétonnage record


BÉTONNAGE RECORD

Tract du Quartier des Landes

 

tract quartier Landes: bétonnage encore

 

BETONNAGE ENCORE

Retour au début de l’article:

Catoviens: urgent et impératif: mobilisez-vous, en signant une pétition

L’ ADREC vous invite à signer une des 3 pétitions ci-dessous

Depuis un an l’ADREC attire l’attention des Catoviens sur l’impasse dans laquelle la mairie de Chatou se fourvoie en voulant délocaliser illégalement l’hôtel de ville dans plusieurs lots de copropriété à l’espace Lumière.
Cette délocalisation est apparue clairement à l’ADREC lors des  conseils municipaux de  décembre 2016 et  juin 2017.
Mais elle n’a jamais été révélée  aux Catoviens qui n’ont pas pu , de ce fait, mesurer les risques  encourus par la municipalité vis à vis de la loi.
C’est pourquoi il est si important de signer au moins une de ces pétitions pour demander au maire des comptes sur sa gestion de ce projet et exiger une concertation urgente

Halte à la délocalisation illégale de l’hôtel de ville de Chatou dans la copropriété de l’espace Lumière

En vertu d’une jurisprudence constante du Conseil d’Etat (arrêts du 11/2/1994 et 19/7/2016), la copropriété est un régime impropre à abriter la propriété d’un hôtel de ville. Il y a incompatibilité absolue entre copropriété et domaine public.
En contrevenant à cette jurisprudence, la municipalité s’expose à tout moment à une sanction par un tribunal administratif, ce qui revient à pointer une épée de Damoclès  au dessus de la tête des Catoviens, comme nous l’avons souligné dans le précédent article  « lettre du maire mars 2018: erreurs et omissions »

l'hotel de ville dans une copropriété: une epee de damocles

A noter: la jurisprudence ci-dessus peut être lue aussi en sens inverse:
un lot de copropriété ne peut entrer dans le domaine public communal.
Donc les lots de copropriété achetés par la mairie  pourraient ne pas abriter tous les services que l’on veut y regrouper, car certains services, comme la police municipale par exemple,  pourraient également être aussi concernés par une décision de justice

Pétition de rue de l’ADREC

L’ADREC est présente, le mercredi et le samedi, sur le marché de la place Maurice Berteaux. Elle y propose aux Catoviens des informations sur la délocalisation de l’hôtel de ville et la signature d’une pétition « papier », dont vous pouvez lire le texte en cliquant sur l’image ci-dessous.

 

Cliquer pour agrandir

 FEUILLE de pétition

pétition de rue ADREC
fleche

Pétition internet sur change.org de l’ADREC

L’ ADREC a mis en ligne sur internet début 2017 une pétition dont
le texte était peut être incompris car peu de personnes avaient alors conscience de la gravité de la situation où nous entraine la mairie.
La pétition a été réactivée avec un tout nouveau texte qui sera ,en fin de parcours, envoyé au maire avec les coordonnées que les signataires choisiront de voir publier.
Pour voir ce texte cliquer sur l’image ci-dessous:

 

Cliquer pour voir le texte de cette pétition

Aperçu de  la page d’accueil de la pétition change.org

pétition Change ADREC
fleche

Pour signer la pétition il faut se rendre sur la page internet réservée par change.org en cliquant sur la vignette « Pétition » ci-dessous

 

entrer dans la petition change de l'ADREC

CLIQUEZ Pétition POUR ALLER SIGNER

 ADREC

Pétition internet sur change.org de CATOVIENS EN COLÈRE

Le collectif des » CATOVIENS EN COLÈRE » s’est formé en 2017 pour contester la modification de PLU 2017.
A cette occasion il a lancé une pétition internet, également sur change.org, qui a rencontré un franc succès.
Cette pétition a été réactivée et actualisée il y a quelques semaines, au moyen d’articles, intitulés »mises à jour », et qui sont envoyés dans les boites mail du millier de signataires (1170 à ce jour).
Ces articles articles sont percutants et illustrés par des images ou des graphiques très « parlants ».
les « CATOVIENS EN COLÈRE » se sont donné un objectif d’un article de mise à jour par semaine.
Nous vous donnons ci-dessous 2 exemplaires, téléchargés sur notre site, parmi les dernières mises à jour, que vous pouvez consulter en cliquant sur les 2 images  ci-dessous.

 

Cliquer pour voir le texte de cette mise à jour

Aperçu de  la page de pétition change.org

mise a jour pétition des Catoviens en colère
fleche

 

 

Cliquer pour voir le texte de cette mise à jour

Aperçu de  la page de pétition change.org

mise a jour -b petition Catoviens en colere
fleche

Pour recevoir les prochaines  mises à jour conçues par les CATOVIENS EN COLÈRE, dans votre boite mail, rendez-vous sur leur page internet  chez change.org, en cliquant sur la vignette « Pétition » ci-dessous et  signez la pétition sur la page change.org
pour obtenir les dernières mises à jour.

 

bouton-vertweb

 CATOVIENS EN COLÈRE

CLIQUEZ pétition POUR ALLER SIGNER 

 

Lettre du maire mars 2018: erreurs et omissions (suite)

Encore une omission: unanimité du conseil municipal?

Préambule – E. Dumoulin ne peut se prévaloir de l’opinion des Catoviens, qu’il n’a jamais demandée, mais il se targue d’avoir l’unanimité du conseil municipal sur le principe du regroupement des services. Il oublie de dire que le 21 juin dernier un groupe de l’opposition (3 conseillers d’opposition) a voté contre l’achat du bâtiment Colas

Economie d’échelle? non, c’est une erreur

Alinea 1 – G. Fournier a fait la même erreur en 2017. Nous l’avons signalé dans notre tract de novembre 2017. L’économie d’échelle est possible quand l’augmentation des volumes vient amortir l’impact des coûts fixes. Dans le cas du transfert vers l’espace Lumière, on opère à périmètre constant: même surface de bureaux, même nombre d’employés etc…
Nous parlons bien d’économie d’échelle, et non pas d’échelles comme il est indiqué dans la lettre du maire (alinea 1), car cette dernière économie (combien d’échelles?) serait plus propre à intéresser les seuls services techniques de la mairie.

Opération blanche, non, encore une erreur

erreur de comptabilité
tableau extrait de la lettre du maire

Un beau tableau comptable ne fait pas nécessairement une bonne comptabilité….
Alinea 4 – Le maire commet la même erreur que son prédécesseur, erreur déjà relevée par un conseiller de l’opposition lors d’une séance du conseil en 2016, à propos de la prétendue opération blanche que serait le projet Colas

Prétendre équilibrer la rénovation d’un bâtiment qui ne sera jamais dans le domaine public, puisqu’il est dans une copropriété, par la vente de patrimoine, ces villas faisant partie du domaine public , donc du patrimoine des  Catoviens, ne relève pas d’une appréciation comptable très orthodoxe.
Il serait intéressant d’ailleurs d’analyser comment ont été « équilibrés » les 14 M€ de patrimoine disparus, évoqués par E Loevenbruck dans sa tribune

On ne voit pas là la  rigueur budgétaire dont se prévaut le maire, loin s’en faut. Le portefeuille des catoviens au sens comptable en sera irrémédiablement affecté

Inflation extravagante des coûts de mise aux normes des 3 villas patrimoniales. Cela doit être une erreur (volontaire?).

Alinea 1- Le 15 décembre 2016 G. Fournier entame la séance de conseil en présentant son projet de regroupement des services en ajoutant « cela va nous permettre de ne pas dépenser des centaines de milliers d’Euros dans la rénovation des villas ».
Comme ce coût de rénovation était le premier argument mis en avant pour justifier le transfert vers l’espace Lumière, on peut légitimement penser que G Fournier n’avait pas sous-estimé ce montant.

Curieusement ce coût de rénovation a subi une très forte augmentation dès le moment où l’ADREC a présenté un contre-projet qui conserve ces villas et à 2 fois moins cher que le projet de la mairie.
Fin 2017 ,on a entendu parler d’un coût de mise aux normes des villas de 1,3 M€.
Jusque à cette lettre du maire de mars 2018 Alinea 1 – où les coûts atteignent 2,8 M€ d’après une estimation du service technique.
Curieux!

Le regroupement affectera-t-il l’ensemble du personnel?

La réponse est non.Le maire a oublié, dans sa lettre, de dire que seules 180 personnes seraient concernées sur un total de 600 fonctionnaires municipaux (il l’a dit le 12 février dernier en réunion publique). Ce sont seulement les sites regroupés autour de l’actuel hôtel de ville et ceux de la police municipale et de l’éducation qui seront hébergés rue des Beaunes.

Les Catoviens ont-ils été invités à donner leur avis sur ce projet?

A aucun moment. Le maire actuel, encore moins que son prédécesseur, aucun n’a reçu de mandat pour les 2 opérations importantes que sont le regroupement des services et la délocalisation de l’hôtel de ville

Une miette de concertation

Alinea 6 – Si on doutait que la concertation entre le maire et les Catoviens était en miettes, en voici une preuve supplémentaire.
Le maire nous offre, solennellement,  une miette de concertation, sous forme d’une « grande consultation lancée auprès de l’ensemble des Catoviens », « via une plateforme participative dédiée » pour appuyer la réflexion d’un groupe de travail transversal.
Les Catoviens sont certainement très flattés d’apprendre qu’ils vont pouvoir influer sur des choix importants comme, peut-être,….. la forme des poignées de portes….?

Lettre du maire mars 2018: dérapage des coûts à l’Espace Lumière

Encore un dérapage des coûts à l’Espace Lumière

Nous avons découvert, dans la lettre du maire du mois de mars, que la prévision de dépenses sur l’immeuble Colas à l’Espace lumière avait encore augmenté. Comme on peut le constater sur l’extrait ci-dessous du tableau financier de la lettre, le total des dépenses s’élèverait à 8 122 375€.
On est déjà bien loin de la prévision initiale de 6 900 000 € présentée au conseil municipal du 15 décembre 2016.

tableau dérapage des coûts
extrait du tableau-lettre du maire mars 2018

Nous devons apporter une rectification préliminaire importante à cette lettre

Le maire, dans l’intitulé de sa lettre ,ne parle que du regroupement des services municipaux, reprenant l’attitude très ambiguë de son prédécesseur qui oubliait toujours, dans sa communication à l’intention des Catoviens, de mentionner la délocalisation   de l’hôtel de ville . Cette dernière entre pourtant  pour une part non négligeable dans les coûts de l’opération de transfert vers l’espace Lumière.
Peut-on vraiment parler de rigueur de gestion budgétaire (quelques lignes  plus bas dans la lettre ) quand on escamote une des sources principales  de coût dans le projet?
(Nous reviendrons dans un prochain article sur cette ambiguîté, – fortuite ou volontaire?)
En attendant nous avons résolu de continuer à révéler les vraies intentions du maire, c’est-à-dire la délocalisation de l’hôtel de ville qui se réalisera en même temps que le regroupement des services.

Historique du dérapage des coûts


dérapage des coûts annoncés par la municipalité

Ce dérapage ne nous surprend pas, étant donné l’impréparation du projet, lancé sans aucune étude préliminaire.

Rappelons ici, le contre-projet de l’ADREC (article précédent) qui propose une réorganisation des services plus intéressante pour les Catoviens, pour moins de 3 M€, sans délocalisation de l’hôtel de ville et sans aucune perte de patrimoine .Ce projet pourrait prétendre à  bénéficier aussi de la subvention de 2,5 M€ du conseil départemental.

 

 

 

 

Contre-Projet de l’ADREC: un campus administratif verdoyant jouxtant la mairie

Pourquoi un contre-projet?

Le projet de la municipalité de Chatou  parait tellement déficient  financièrement, juridiquement et au plan de l’information des Catoviens, que l’ADREC a décidé de présenter un contre-projet

  La municipalité de Chatou s’est lancée dans un projet, que nous considérons comme complètement aberrant: le déménagement de l’Hôtel de Ville de Chatou et de l’ensemble des services municipaux, pour les reléguer dans un immeuble vétuste, situé dans un quartier mal desservi, bloqué par la circulation tous les matins et réhabilité à un coût extravagant

 

Le financement hasardeux  de cette opération serait assuré ,à posteriori, par l’hypothétique vente de 4 belles villas du 19eS appartenant au patrimoine communal et occupées actuellement par les services municipaux.

 

Le maire n’a pas demandé aux Catoviens leur avis, il a même oublié de les informer que la mairie allait être déplacée.

 

Mais le comble est la prétention de la municipalité d’installer une mairie dans un espace privé en copropriété, cela est juridiquement inacceptable et fait peser de sérieux doutes sur l’aboutissement du projet.

 

 

colaswebNB

 Plus une « caserne » qu’un « accueil » ouvert au Catoviens

C’est pourquoi, sans contester l’utilité d’un regroupement des services municipaux, l’ADREC s’est efforcée de bâtir un contre-projet rationnel, peu coûteux, préservant le patrimoine et soumis à l’avis des Catoviens.

rectocapturesmall
versocapturesmall

recto

Ce tract de l’ADREC

vous en dit plus

verso

cliquer pour agrandir 

Première étape: étude de masses sur le site des trois villas municipales

 

immeuble_verre1

Essai d’implantation d’un immeuble  à surfaces vitrées

de 800 -1000 m2 sur 4 niveaux 

Essai d’implantation d’un immeuble de conception différente  

800-1000 m2 sur 4 niveaux 

( voir la mise en situation ci-après)

immeublechris

Il y a 3 emplacements possibles pour un immeuble, 2 visibles sur les images ci-dessus, plus un au fond, face à la poste. Deux immeubles de 800 m2 seraient possibles tout en préservant la surface arborée

Deuxième étape: mise en situation d’une des implantations 

 

service_admin_small
service_admin_parc_smalli
Cette proposition de l’architecte concerneun bâtiment de 800 m2-1000 m2 
accolé à la villa de l’urbanisme
 et se déployant vers la villa des services techniques

vue depuis la mairie 

 vue depuis la rue E. Bousson
le petit bâtiment de l’état civil a disparu pour ménager

un large accès au campus administratif

 cliquer pour agrandir

On a voulu aménager un mini-campus administratif, fermé sur un côté et largement ouvert au public côté rue E. Bousson.
Ce n’est qu’une solution. D’autres existent certainement: constructions traditionnelles ou modernes, notamment avec des façades de verre plus neutres. L’essentiel est que le nouveau bâtiment s’intègre bien dans son environnement architectural et végétal.
Un concours d’architectes sera donc nécessaire et devra être présenté aux Catoviens pour approbation.

Nouvelle Mairie: commentaires de Catoviens

Préambule à propos de la nouvelle mairie

Nous utilisons volontairement le terme de nouvelle mairie, car le projet de la municipalité ne se limite pas  à la création d’un centre administratif, comme on pourrait le croire à la lecture du Chatou-Mag de mars 2017, mais prévoit d’y inclure aussi les bureaux permanents du maire et de ses adjoints, l’hôtel de ville actuel devenant une coquille vide. Il faut donc bien parler de nouvelle mairie. Un prochain article permettra de préciser  davantage  ce point.

Origine de ces commentaires

Devant la menace de délocalisation de l’hôtel de ville, l’ADREC a diffusé un tract (voir l’article précédent). Ce tract a été suivi par une pétition sur internet. Nous vous faisons part ici de quelques commentaires postés par des pétitionnaires.

Florilège

 

 » Le peu du projet qui a été présenté est très flou et l’opportunité du déplacement des services largement discutable dans ce contexte »

 

 

« Quand une ville a la chance de posséder un bâtiment  aussi beau que ce château historique devenu l’Hôtel de Ville grâce à la perspicacité d’anciens maires, on se pose des questions. 

 Il est donc nécessaire que le Maire actuel s’explique pour justifier cette décision , incompréhensible sur tous les plans »

 

 « Nous devons protéger le patrimoine et l’histoire de Chatou. 

 Les Catoviens ont le droit de décider du devenir de leur patrimoine. »

 

 

« Les municipalités doivent être garantes du Patrimoine bâti de leur ville.  

Sinon qui le serait? 

 

Rénover les vieux Bâtiments de la Mairie , les repenser pour un meilleur accueil et une meilleure logistique ça demande de la réflexion, de la concertation et de la créativité de la part des architectes et des maîtres d’ouvrage. 

C’est plus long, sûrement moins cher, et surtout c’est plus beau et ça a plus de valeur pour les générations présentes et futures. » 

 

 

Le patrimoine immobilier de Chatou s’envole. 

La mairie nous dit : operation zéro. 

Et pourtant la vente d’un patrimoine immobilier n’est pas équivalent à zéro  (mairie, tennis….) 

Il faut arrêter !!!

« Nous devons protéger le patrimoine et l’histoire de Chatou. 

 Les Catoviens ont le droit de décider du devenir de leur patrimoine. »

 

« Pensez-vous que Anne Hidalgo déménagerait

ses services pour les regrouper dans

un « HLM » dans la banlieue, pour faire un 

musée de sa mairie ? 

Est- ce qu’un Maire a le droit de bazarder un

monument historique dont il n’est que le 

locataire pour le temps d’un mandat ? »