*Mur de Bertin: recours contre une autorisation de travaux surprenante

Une autorisation incompréhensible

Après avoir vandalisé le mur de Bertin, l’auteur du méfait a déposé le 17 juillet une déclaration de travaux

pour modifier l’accès de sa propriété au quai du Nymphée, sans tenir compte des objections qui lui étaient faites en justice contre la dangerosité d’une sortie automobile sur ce quai, qui est une voie de circulation importante de la ville.

Or, chose étonnante, la commune a autorisé cette modification, donc cette sortie sans visibilité, en zone inondable, et sur une voie très passante.

La destruction partielle du Mur de Bertin continue à indigner

Le 28 septembre, l’ADREC a demandé au maire, dans un courrier d’enjoindre au propriétaire de procéder à la restitution intégrale du mur détruit, avec les pierres d’origine en veillant à en garantir l’étanchéité hydraulique.

En effet, la fonction première de ce mur du 18ème siècle est de protéger la zone du parc de Chatou des crues de la Seine.

Cette fonction a aussi retenu l’attention du syndicat de propriétaires du Parc de Chatou

dans le recours gracieux qu’ils ont déposé contre l’autorisation de travaux accordée le 18 août par la commune de Chatou.

Or, dès la fin juillet, après la visite sur les lieux des services de l’architecte des Bâtiments de France, le dommage causé au mur était évident. La commune aurait dû surseoir à statuer dans l’attente du jugement de référé.

L’ADREC a également déposé le 8 octobre un recours gracieux

dans lequel elle demande au maire de retirer cette même autorisation de travaux accordée le 18 août. L’association espère que la sagesse prévaudra et qu’elle sera enfin entendue, tout comme les propriétaires du Parc de Chatou.

Une précipitation bien inutile

Le juge des référés a le 21 août rendu une ordonnance demandant le gel des travaux. Cette autorisation de travaux n’a donc plus de raison d’être.  Attendons le jugement au fond du Tribunal Administratif.

Les Catoviens veulent la restitution du mur

pour sa valeur patrimoniale, unique dans la ville et aussi pour sa fonction hydraulique, c’est à dire pour assurer la protection de l’ensemble du Parc de Chatou (environ 140 maisons)

La presse en parle

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les propriétaires du parc soutiennent la contestation